Qui sommes-nous ?

La Fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers, association nationale d’éducation populaire, regroupe une trentaine de structures de l'audiovisuel participatif en France, associations et sociétés de production locales, télévisions de proximité.

Elle anime ce réseau, maintient le lien entre ces différentes initiatives, forme ses adhérents et les porteurs de projets.

Elle est un lieu de rencontres et d’échanges et nourrit des réflexions sur la pratique et la démarche de l’audiovisuel participatif.

Origines de la FVDPQ :

Avec l’apparition de la vidéo légère, à la fin des années 70, des collectifs se développent dans le but d’utiliser cet outil pour animer leur propre territoire.
Ils se regroupent en 1984 puis fondent en 1989 la Fédération des Vidéos des Pays, qui deviendra ensuite, pour intégrer la composante urbaine dans la dénomination, la Fédération des Vidés des Pays et des Quartiers.
La spécificité de cet audiovisuel tient dans la démarche sociale qui l'accompagne : ancrer le média au sein d'un bassin de population précis et proposer cet outil de communication aux habitants comme un véritable moyen d'expression sociale, culturelle, alternative.
En 1991, la Fédération se dote d'une charte à laquelle tout nouveau membre doit adhérer pour faire partie des Vidéos des Pays et des Quartiers.

Activités

  1. Animation du réseau national des Vidéos des Pays et des Quartiers
  2. Formation et accompagnement de porteurs de projets
  3. Expertise de terrain, expérimentations, études
  4. Séminaires, rencontres européennes des médias audiovisuels participatifs
  5. Chef de file du réseau international des médias audiovisuel participatifs
  6. Coopération internationale -  Vidéo-développement
  7. Production et diffusion de programmes

Séminaire 2009 - Atelier plateau TV participatif
 

Charte de la fédération

Communauté d'appartenance

La définition du territoire comprise sous l'appellation de pays et de quartiers fait partie intégrante du projet de la Fédération. Elle correspond soit à une cité, à un canton, à un immeuble, à une ville, soit encore à une communauté culturelle ou ethnique.

Projet social

Les structures adhérentes au sein de la Fédération poursuivent un but autre que commercial. Il peut s'agir de participer au développement local, de renforcer les liens sociaux en animant des ateliers de sensibilisation auprès des habitants afin de faciliter leur mobilisation, l'expression de revendications, l'affirmation des identités...

Indépendance

Les structures adhérentes à la Fédération les Vidéos des pays et des quartiers se placent en dehors de tout clientélisme. Elles sont avant tout indépendantes, ne sont ni confessionnelles ni politiques. Mais elles se préoccupent surtout des choses de la Cité.

Démocratie

L'un des objectifs primordiaux des structures adhérentes est le souci d'une démocratisation de l'expression audiovisuelle locale. Il faut pour cela, mettre la télévision et la vidéo au service de la démocratisation, de la liberté et de l'égalité des droits. Il faut promouvoir la démocratie d'accès aux technologies de la communication.

L'audiovisuel de proximité

Les associations de production audiovisuelle et les télévisions associatives adhérentes à la Fédération se retrouvent aussi bien en milieu rural (Pays basque intérieur, Plateau de Millevaches, Finistère, Parc naturel régional de la Brenne…), qu’en milieu urbain (Ile de France, Marseille, Aix-en-Provence, Amiens, Bar-le-Duc…).

Tous les modes de diffusion sont utilisés, de la “télé brouette”, “télé poussette” à la Web TV, en passant par des expériences de diffusion temporaire sur le réseau hertzien, les réseaux câblés, les fenêtres de diffusion sur des chaînes thématiques. La majorité privilégie cependant la diffusion publique suivie de débat en présence des acteurs du territoire.

 

Des bénévoles d'Aldudarrak Bideo (Pays basque)

et de Tabasco Vidéo (Marseille) en tournage

 

Ces télévisions s’inscrivent dans un modèle économique hybride, faisant appel à l’auto-production, aux finances publiques et privées, ainsi qu’au bénévolat. Elles sont à but non lucratif et relèvent de l’économie solidaire.

La télévision participative favorise l’implication des habitants dans un projet commun, qui peut-être celui de réaliser un film, de participer à un plateau télé, de devenir acteur du projet de télévision locale, d’animer des soirées de diffusion publique, d’intervenir dans les débats des plateaux télé. Par leur proximité avec les citoyens et leur dimension sociale affirmée, ces télévisions touchent des catégories de population souvent en marge socialement et culturellement : habitants des cités, populations immigrées, populations des zones rurales reculées.

Outil de valorisation du territoire, la télévision participative est également un outil de changement social en favorisant l’expression et la participation des citoyens.

Voir le film "L'audiovisuel de proximité en France" - durée : 16 min, produit en 2010.